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Les Butineurs du Val de Bièvre

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Les oiseaux nicheurs

1 Octobre 2012 , Rédigé par Dan

Au printemps nous n'avons pas trouvé de nid de Mésange à longue queue au Parc Départemental du Coteau et pourtant, en ce mois de septembre, on peut l'observer tous les jours en petites troupes de 8 à 12 individus, en villégiature dans les branchages des plus grands arbres. On sait que cet oiseau est plutôt sédentaire et ne s’éloigne pas vraiment de son territoire. Il s'agit de groupes familiaux. Le site de reproduction reste à découvrir dans les abords du Parc. Le nid est une petite merveille facilement identifiable. En général, une petite boule de lichen avec une sortie discrète sur le dessus.

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Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) près de l'aqueduc à Cachan.

Ce n'est pas une espèce menacée en Ile de France et le nombre des effectifs dans le parc ou dans la vallée de la Bièvre ne soulève pas d'inquiétude.

Les espèces de nos parcs et jardins souvent classées comme forestières ne semble pas trop souffrir du manque d'effectif, voire elles sont même en bonne représentation comme le Geai des chênes que l'on voit dans les arbres de la place du marché de Gentilly ou encore le Pic vert que l'on entend tous les jours sur le coteau à Cachan.

Au Parc du Coteau, le Pic épeiche se montre de plus en plus souvent. Nous lui avons installé un nichoir mais sans succès pour l'instant. Ce sont les Etourneaux qui squattent.pic-epeiche.jpg

Pic épeiche (Dendrocopos major) dans le parc du coteau.

Et la Fauvette grisette semble vouloir s'installer durablement pour nicher dans les friches au-dessus du Parc.

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Fauvette grisette (Sylvia communis) dans une friche au dessus du parc du Coteau

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Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) sur le mur d'un pavillon rue Fraysse à Gentilly

Les espèces affiliées aux bâtis ne semblent pas non plus menacées, le Rouge queue noir tient une bonne place autour des habitations.

Faut-il y voir une similitude avec les abeilles qui semblent en meilleur santé et plus productive en milieu urbain que dans les zones agricoles ?


Ce n'est pas le cas de toutes les autres espèces nicheuses d'Ile de France. Selon la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs d'Ile-de-France (natureparif) près d'une espèce d'oiseau sur trois est menacée de disparition en Ile de France.

Au cours des soixante dernières années, 10 espèces ont disparu de la région IDF. Mais il s'agit surtout des oiseaux inféodés aux zones agricoles et aux zones humides, les milieux les plus touchés par l'urbanisation (fragmentation), les pesticides, ou l'assèchement. Mais même si le bilan est plutôt favorable dans le Val de Bièvre il faut quand même noter que les hirondelles de fenêtre ne sont toujours pas revenues nicher à Gentilly depuis bientôt une dizaine d'année. Le Moineau friquet est quasiment menacé (ne pas confondre avec le Moineau domestique) et le Choucas des tours ne se montre plus dans notre coin depuis longtemps.

 

 

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L'abeille et le lierre

17 Septembre 2012 , Rédigé par Dan Publié dans #Apiculture

 

Au début du printemps, le lierre offrait généreusement ses fruits aux merles et grives du parc au moment même où la majorité des plantes sont figées.

Mais saviez-vous que la floraison a lieu en ce moment en début d'automne pour le grand bonheur des insectes pollinisateurs qui trouvent en cette fin de saison une ressource abondante en pollen et nectar. Le temps est propice. Observez bien vos lierres grimpants (Hedera helix) au fond du jardin ou dans les espaces verts, à coup sûr ils sont couverts de butineurs s'il y a du soleil !abeillelierre-006

On visualise parfaitement les étamines avec les anthères en jaune. Le pollen stocké aux pattes de l'abeille provient de là. Le nectar, lui, est aspiré dans le réceptacle où se trouvent les glandes nectatifères qui se couvrent de gouttelettes du divin liquide. Au centre de la fleur, on devine le stigmate qui mène tout droit à l'ovule qui donnera la graine au mois de février. Un cycle inversé par rapport à la majorité des plantes.

C'est une aubaine pour nos abeilles qui manquent un peu de réserve de miel cette année,l'été ayant été trop pluvieux en Ile de France pour une production satisfaisante.

Déjà, nous savons que nous allons devoir nourrir nos colonies pour qu'elles puissent affronter l'hiver et réapparaitre en février sauf si la miellée du lierre venait à rattraper le retard.


 

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Petits potins

15 Septembre 2012 , Rédigé par Dan

Bonjour les Butineurs,

Et pour commencer, bienvenue aux nouveaux lecteurs et adhérents.

Ronan, le petit dernier (1m90), est du Finistère et habite à Concarneau.

Le rucher se développe au Parc Départemental du Coteau.

!cid 2AA56212835A4EAEBC1D59DC1B14E019@PCdeDanevan

Les nouvelles colonies d'abeilles noires du rucher du Coteau se sont lancées dans la pollinisation des plantes dans un rayon de 3 km avec beaucoup d'entrain.

Bien sûr, elles nous ramènent du nectar qu’elles transforment en miel. En ce moment, les fleurs de tilleul sont la ressource principale, en tout cas pour le nectar.

Les arrivages de pollen eux semblent plus diversifiés. En effet, sur les planches d'envol, on remarque que la couleur des pollens passe parfois du jaune clair au jaune foncé voire encore plus sombre presque marron.

Une autre colonie est  attendue dans les jours à venir.

Les deux ruches du toit de la mairie d'Arcueil. Elles sont très actives. Leur développement est satisfaisant et surprise ; vu du toit c'est le tilleul qui domine... à suivre.

A Gentilly-Arcueil, il n'y a pas encore de zone humide dédiée à la biodiversité mais les travaux sont en cours sous le pont de l'autoroute.

Pour vous faire patienter, voici une espèce que j'ai photographiée à Saulx les Chartreux, soit environ 15 km au sud du Parc.

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C'est la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) un oiseau de la famille des fauvettes aquatiques que l'on observe dans les joncs et autres roseaux (plantes du bord de l'eau).

Un migrateur qui nous visite entre avril et octobre pour ensuite rejoindre l’Afrique tropicale.

 

Dans les milieux humides de Saulx-les-Chartreux, on rencontre également quelques Odonates (Libellules)

Ici deux  Anisoptères (il existe deux groupes d'Odonates ; les Zygoptères et les Anisoptères).

 

Ici un Orthetrum du groupe des Anisoptères.

-cid_911E265EAB2B47DCBA1226A0C4644591-PCdeDanevan.jpg

ou encore L'Anax imperator qui patrouille inlassablement d'un vol rapide et puissant le long des berges.

!cid 9C12F8E90387491D8D2A97F8A6550521@PCdeDanevan

Le monde des libellules est fascinant mais attention ! Tous les naturalistes que j'ai rencontrés dans les sorties Odonates (en Brenne) semblent saisis par une frénésie incontrôlable.Il faut les voir crapahuter dans les marais ou les bords de rivière à la recherche d'exuvies (la peau sèche laissée par les larves après la transformation en imago ; le stade final). Les exuvies sont les indices d'une reproduction locale et des indicateurs de milieux propices à la reproduction. Plusieurs années sont nécessaires pour faire un Odonate. La pollution des eaux leur est néfaste.

!cid 211F44CB917542B48A7FF017D5BD3571@PCdeDanevan

Naissance d’un Odonate.

!cid A4FEFE827C024CE5B10C535548E660D5@PCdeDanevan

Souvenir d'une sortie en 2011 avec des entomologistes de renom, transformés en chasseur à papillon équipé de filets et de bottes pour entrer dans l'eau parfois jusqu'à la taille afin de prélever un exemplaire pour détermination. Relâché ensuite. Que du bonheur!

Cordialement

Daniel Failler

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