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Les Butineurs du Val de Bièvre

Le pouillot et la petite mare.

30 Mars 2013 , Rédigé par Dan

Dans le Parc Départemental des Hautes Bruyères, il existe une petite mare très riche en diversité faunistique.

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pouillot

 La bergeronnette des ruisseaux occupait l'espace il y a une quinzaine de jours. Elle vient de céder la place aujourd'hui au Pouillot véloce (Phylloscopus collybitas) pas farouche du tout, il fait sa star et tient le pavé (dans la mare)



Un petit passereau qui arrive du pourtour de la méditerranée où il passe l'hiver.le froid persistant de cette fin de mois mars provoque sans doute un afflux vers les centres urbains . la température y est un peu meilleur.Un exemple qui explique le rôle d'accueil que peuvent jouer les villes pour la nature.les trames vertes et bleues prennent ici tous leurs intérêts.

Ilest issu de cette avant-garde de migrateurs qui remonte vers le nord pour se reproduire.

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Les premiers moucherons de la mare font partie de son ordinaire. C'est encore un témoignage de l'existence de ces écosystèmes qu'il est urgent de préserver. Sans milieu humide, pas de moucherons, sans moucherons, pas de Pouillot  et sans Pouillot et d'autres , les moustiques nous dévorent en été.



Ce jour-là, ils sont trois individus, sans doute des individus mâles arrivés en précurseur. Les femelles suivront. On n'entend pas encore de chants territoriaux. Peut-être sont-ils de passage et la mare est l'occasion d'une halte ?

fitis

C'est un ballet incessant toute l'après-midi qui va se mettre en place.Le Pouillot s'observe aussi près des points d'eau !



Un ballet car l'infatigable, d'un bref petit vol se jette au-dessus de la mare.

Il regagne son poste d'observation, à peine le temps de souffler et à nouveau d'un coup d'aile, le voilà au-dessus de l'eau.


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Il sait aussi fouiller sous les berges. Cette fois ce sont les larves qui font les frais.

Le mois d'avril nous dira sans doute si l'espèce niche dans le parc ? Et nous nous vérifierons son habitat.Les nids sont situés très bas dans les haies broussailleuses.

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Les prédateurs aussi sont présents dans le parc.Ils font partie de l'écosystème.

Quelles chances restent-ils pour des oisillons qui vont naîtrent sur le sol de s'envoler un jour. Une affaire à suivre.

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Pollen

26 Mars 2013 , Rédigé par Dan

Bonjour les Butineurs,

La planche d'envol en cette fin du mois de mars est de plus en plus souvent le lieu d'une grande effervescence.

Un rayon de soleil, quelques degrés de plus et nos abeilles se mettent en mouvement. Les exploratrices ont signalé du pollen sur les fleurs des plantes les plus précoces tels que les pruneliers, les pissenlits, les noisetiers, les saules marsaulx.

Les abeilles savent trouver les sources de nourriture grâce aux exploratrices et quand la  nouvelle est diffusée, les butineuses, de plus en plus nombreuses si l'information est bonne, iront à la récolte du précieux butin.

La planche d'envol est l'endroit qui informe sur l'activité qui règne à l'intérieur de la ruche.

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Le stockage du pollen est le signe d'une ponte de la reine. En effet, les jeunes larves du quatrième au septième jour sont nourries avec une grande quantité de pollen.

Quand les exploratrices, et si le temps le permet, signalent des productions de pollen dans les environs, toute la ruche s'agite, la bonne nouvelle se répand et dans une grande excitation, les nettoyeuses nettoient, les nourrices préparent les alvéoles des futures pontes et la reine se met à pondre. C'est la vie qui repart, la renaissance du monde, tous les ans depuis des millénaires.

Sur la planche d'envol, c'est la bousculade avec le retour de l'or jaune.

La nature est généreuse et pas avare du pollen des plantes dans notre environnement urbain. Les fleurs, les abeilles ; les maillons de la vie se forment.  Le spectacle sur la planche d'envol est très apaisant et d'une grande beauté.

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Epuisée par le transport et une température encore trop basse pour la saison, cette butineuse reprend des forces à l'entrée de la ruche. Un dernier sursaut et enfin le pollen est à l'abri.

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Les butineuses tellement nombreuses se bousculent pour rapporter le pollen et repartir pour un autre transport.

Ce qu'on ne peut montrer c'est la vingtaine de sentinelles qui inspectent l'appareil photo pour protéger leurs sœurs d'une éventuelle agression.

A bientôt

Dan

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La vie en rose

6 Mars 2013 , Rédigé par Dan Publié dans #Biodiversité

Enfin du soleil et une température en hausse !

Il n'en faut pas moins pour que nos chères abeilles voient la vie en rose.

Cachan mercredi 6 mars vers 15h : C'est la fête du pollen dans les massifs de bruyères (Erica carnea est une variété de culture très facile, qui s’adapte à presque tous les sols, même calcaires. Elle produit des fleurs roses à rouges tout l’hiver, de janvier à avril. ). Les fleurs des jardins des villes nous font la démonstration de cette floraison étalée dans le milieu urbain;une des raisons pour laquelle les abeilles se portent bien en ville.

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Nectar et pollen. La bruyère est généreuse. Sur les pattes arrière on aperçoit une pelote en élaboration.

 

 

La tête de l'insecte à miel a viré au blanc. Les petits points brillants sur le thorax et l'abdomen sont du pollen.

Mais après une observation plus minutieuse, c'est la récolte de nectar qui semble être l'objet de la frénésie. La source se trouve au fond de chaque cupule.

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Ici une buckfast s'en donne a cœur joie. Peut-être une abeille qui vient du rucher d'Arcueil ?

Les premières abeilles sauvages ont également émergé de la torpeur de l'hiver.

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Une abeille du genre Osmia est au rendez-vous.

Les abeilles sauvages jouent un rôle important dans la pollinisation. 

Malheureusement, elles sont aussi les victimes oubliées des pesticides.

Une étude publiée par la revue SCIENCE démontre que les abeilles domestiques et sauvages ont des fonctions complémentaires pour la biodiversité.Il existe un débat sur l' affirmation que mettre trop d'abeilles à miel dans un éco système se ferait au détriment des sauvages. Et aussi on vient de comprendre que l'apport d'abeilles domestiques ne remplace pas l'absence des sauvages pour la pollinisation et donc le maintien et la création de biodiversité. Actuellement  l'association des Butineurs élabore un projet au parc des Hautes Bruyères pour observer les abeilles sauvages. Projet dans lequel un rucher trouve sa place.Nous voulons apporter de l'eau au moulin.

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Et enfin celle qu'on attendait ! La reine des bourdons terrestres ( Bombus terrestris). La première dans le genre Bombus à émerger au printemps.

Cette reine fondatrice vient de passer l'hiver en solitaire au fond d'un trou ou peut-être dans un hôtel à insectes et la voilà dans sa première sortie. Elle reconstruira une colonie dans les jours qui suivent.

Au fait pas l'ombre d'une abeille noire !

A bientôt

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